#INVENTONS2017 : bluenove pilote avec Sciences Po un débat public sur le manifeste des jeunes pour les élections présidentielles

#INVENTONS2017 : bluenove pilote avec Sciences Po un débat public sur le manifeste des jeunes pour les élections présidentielles

Les élections présidentielles approchent à grand pas en France. Elles concentrent l’intérêt des médias et d’une grande partie de la société française attentive à un suffrage qui n’a jamais été aussi incertain. Pourtant, les enquêtes le démontrent, la jeunesse a perdu confiance dans les institutions et ses représentants politiques.   Un projet pour donner la parole aux jeunes C’est dans ce contexte que Sciences Po a décidé de lancer le projet #Inventons2017 afin de permettre aux jeunes de s’exprimer dans le cadre de ces élections et de présenter leurs propositions pour l’avenir du pays. Ce projet pionnier est donc ambitieux : il vise à rétablir la confiance entre citoyens et experts pour concevoir ensemble des politiques publiques de manière plus efficace et démocratique.   Une deuxième phase de co-construction pilotée par bluenove Suite à une première phase de consultation pilotée par Make.org et les Echos Start fin 2016, qui a permis aux jeunes de moins de 30 ans de partager leurs propositions pour la France, un débat en ligne est lancé en janvier sur l’outil d’intelligence collective Assembl. L’objectif de cette nouvelle étape est de co-construire entre jeunes citoyens, étudiants de Sciences Po et experts académiques un programme d’actions publiques tangibles pour la France.   Un travail collaboratif entre citoyens, étudiants et experts Le débat en ligne, piloté par bluenove, est animé par une communauté d’étudiants de Sciences Po qui se mettent au service des citoyens pour les aider à consolider 5 mesures politiques issues de la première phase du projet. Ces propositions seront présentées en direct aux candidats aux élections présidentielles lors d’un événement de restitution à Sciences Po.   Cinq mesures...
Les Civic Tech peuvent-elles s’intégrer dans notre paysage institutionnel ?

Les Civic Tech peuvent-elles s’intégrer dans notre paysage institutionnel ?

Depuis plusieurs mois les Civic Tech ont le vent en poupe. Sous cet anglicisme se cache l’ensemble des outils numériques qui renforcent le lien entre les citoyens et les représentants politiques en permettant la co-construction des décisions publiques, l’ouverture des données gouvernementales et la mobilisation citoyenne sur des enjeux précis. En France, les initiatives Civic Tech sont légions : Assembl, développé par bluenove, DemocracyOS,  ou encore LaPrimaire.org font figure de pionnières de l’innovation démocratique. Parallèlement, les pouvoirs publics multiplient les demandes de concertation citoyenne : que l’on songe, par exemple, au budget participatif de la Ville de Paris, qui a mobilisé près de 160 000 personnes, ou encore au débat international sur les villes inclusives, proposé par les villes de Paris et de Medellín et piloté par bluenove grâce à son outil d’intelligence collective en ligne Assembl. Ces projets démontrent l’engouement que connaissent actuellement les Civic Tech. Cependant, sont-elles réellement adaptées à nos institutions politiques ou demeurent-elles un outil d’édulcoration d’un système politique plutôt fermé ?   Des institutions peu propices à la co-construction Lorsque nous regardons chez certains de nos voisins (Scandinavie, Allemagne, Islande…), nos institutions peuvent sembler rétrogrades sur le plan de la participation citoyenne. Cependant, cette culture de la participation citoyenne appartient-elle vraiment à notre ADN politique ? Notre système politique est doublement fermé. D’une part, les Français sont historiquement attachés à l’Homme providentiel. La Ve République est le symptôme de cette inclination à faire confiance à une figure d’autorité. L’épicentre de nos institutions demeure le pouvoir exécutif incarné par le Président de la République. Qu’on ne s’y méprenne pas : les Français sont tout autant attachés au charisme d’un individu...