« Nous avons déjà demain, c’est aujourd’hui que nous voulons. » Marc Downham 

On ne vous apprend rien de nouveau si on vous dit que le futur fait peur. Dans ce Black mirror* où notre horizon est flouté, on nous présente un futur pessimiste avançant à vitesse grand V.  Et si un autre imaginaire était possible ? Et s’il nous appartenait de construire collectivement le futur que nous désirons ?

Le rôle des arts et des sciences dans la reconstruction des imaginaires

Depuis toujours, les arts ont été le véhicule des passions et intuitions humaines les plus enfouies. Or, dans leur effort pour remplir leur fonction et trouver un ordre dans le chaos du monde, “Les arts et les théories scientifiques opèrent selon le même principe. Il s’agit toujours d’expliquer le monde visible par des forces invisibles, d’articuler ce qu’on observe sur ce qu’on imagine”, écrit François Jacob dans Le jeu des possibles.

Loin d’être deux disciplines qui progressent de manière linéaire et indépendante, les arts et les sciences se nourrissent et s’entremêlent, et il n’est pas rare que les arts dépassent les sciences dans l’anticipation des choses à venir.

Ainsi, la science-fiction a depuis toujours dessiné des scénarios de futurs possibles, anticipant même certains bouleversements technologiques – que ce soit Jules Verne et les sous-marins électriques imaginés avec un siècle d’avance dans Vingt mille lieues sous les mers. Ou encore Star Trek, qui a inspiré non seulement la création du premier téléphone portable, mais a également montré pour la première fois sur les écrans américains un baiser interracial dans les années 60. La science-fiction nous surprend et nous inspire au-delà du domaine scientifique et va jusqu’à accélérer l’évolution de notre société.

En dressant un inventaire des futurs possibles et désirables, la science-fiction nous permet de prototyper le présent  

Aujourd’hui, dans un contexte où les trajectoires du futur se dessinent à une vitesse fulgurante, les sciences et les arts doivent être en dialogue constant avec la société pour façonner la compréhension publique des futurs possibles. Ces disciplines doivent être réappropriées par les citoyens pour qu’ils puissent y insérer leur propre subjectivité et ainsi, participer à l’édification des représentations  du futur.

Certains l’ont déjà compris. Aux Etats-Unis par exemple, le format du design fiction a déjà fait son chemin et acquis ses lettres de noblesse. Par exemple, après les attentats du 11 Septembre, le gouvernement américain a sollicité SIGMA, un cabinet de consulting réunissant des auteurs de science fiction de premier rang, pour (ré)imaginer le futur des politiques publiques. De même, l’administration Obama a collaboré avec des auteurs de science-fiction pour imaginer la colonisation du système solaire. Derrière ces projets futuristes, la même ambition – écrire des scénarios de futurs désirables pour prototyper le présent.

Bright Mirror ou la naissance d’une scénarisation collaborative d’imaginaires positifs

C’est sur ces postulats que Bright Mirror est né. Bright Mirror est un projet qui s’appuie sur la scénarisation collaborative d’imaginaires positifs pour façonner tous ensemble le monde que nous voulons créer. Jusqu’ici, Bright Mirror a rassemblé une communauté de 500 personnes en présentiel et en virtuel. Plus de 120 micronouvelles ont été produites et 20 d’entre elles ont été publiées dans Usbek & Rica.

En s’emparant de thèmes complexes, tels que l’IA (en collaboration avec The Future Society) ou la ville du futur (avec les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires), Bright Mirror donne corps à des imaginaires enrichis par de multiples subjectivités. En faisant communiquer des populations qui parlent un langage différent autour d’un objet commun et universel, Bright Mirror démystifie les sujets porteurs d’inquiétude et démocratise la prise de parole. La méthodologie et le format développés par Bright Mirror se prêtent à des séminaires d’entreprise sur les tendances digitales, des réunions RH sur le futur du travail, ou encore à des activités de team building pour libérer le potentiel créatif de vos équipes et nourrir votre vision stratégique.

Ce concept vous intéresse ? Vous souhaitez le traiter de manière créative et collaborative  ? N’hésitez plus, passez de l’autre côté du miroir ! Permettez à votre organisation de libérer son potentiel créatif et prototyper son futur désirable.  Contactez-nous à brightmirror@bluenove.com

Article écrit avec Sacha Alanoca

*Black Mirror : série d’anticipation dystopique de Netflix