Former vos équipes au design, c’est réconcilier RH & Business

Former vos équipes au design, c’est réconcilier RH & Business

« Travailler différemment » tel est le leitmotiv du moment ! Avec la nécessaire transformation des organisations provoquée par le digital, la pression concurrentielle, l’injonction d’innover, … un véritable bouleversement des modes de travail est à l’œuvre : on prône désormais le sans silos (open innovation), le sans bureaux (co-working), et même parfois le sans managers (holacratie) ! On ne parle désormais plus seulement d’expérience client mais également d’expérience collaborateur, avec le souhait d’un environnement de travail moins hiérarchique, moins procédurier, et plus humain.  Mais qui dit changement culturel de grande échelle dit également nouvelles compétences à acquérir par tous les collaborateurs, et donc nouvelles formations corporate ! On voit donc fleurir dans les programmes, de nouveaux modules dédiés au « digital leadership », « corporate hacking » et autres « inclusive management », mais aussi le petit dernier…  le « design thinking » ! Alors que faut-il en attendre ? Que va réellement vous apporter une formation courte à la « pensée design », quelles sont les opportunités et les limites ? Voici quelques retours d’expérience auprès de certains de nos clients, et mon point de vue sur la question 🙂 1) Formation design thinking ? Clarifier en amont votre besoin réel : On a tous ce client qui nous appelle parce qu’il organise un séminaire « top manager » et qu’il aimerait leur faire « toucher du doigt le design thinking » sur son créneau restant de 2h (max !). A ce stade deux choix se proposent à vous : A, vous sentez que c’est du « oneshot buzzword » et vous déclinez poliment. B, vous sentez un véritable intérêt pour un changement culturel et vous amorcez un premier travail de pédagogie, en détaillant ce qu’il est possible d’obtenir en fonction du temps qu’on y consacre :...
Les entrepreneurs sociaux sont des ­leviers d’innovation pour les grandes entreprises

Les entrepreneurs sociaux sont des ­leviers d’innovation pour les grandes entreprises

Dans une tribune au « Monde », Yoon-Joo Jee et Stéphanie Schmidt, actrices de l’« innovation ouverte », rappellent aux grands groupes l’intérêt de collaborer avec les start-up de l’économie sociale et solidaire. La multiplication des liens ­entre start-up et grands groupes affiche un message clair : c’est une manne d’innovation, dont dépend aujourd’hui la survie des entreprises. Pour les premières, il s’agit d’accélérer leur croissance en s’appuyant sur les forces de leurs aînés. En échange d’une source de jouvence et d’inspiration pour des groupes qui ont besoin de réinjecter de l’agilité et de la flexibilité dans leur modèle, afin de rester à la pointe de l’innovation. Une situation gagnant-gagnant, dite « open innovation » ­ (« innovation ouverte »), dans laquelle tout le monde trouve son compte. Mais de cette équation ressort un grand oublié : l’entrepreneur social. Pourtant présent dans les programmes des plus grandes écoles de commerce, l’entrepreneuriat social peine encore à se frayer un chemin jusqu’aux directions de l’innovation et de la stratégie des grandes entreprises. Pas assez « business », pas assez stratégique, à but non lucratif et par conséquent sans intérêt pour une entreprise ? Une barrière symbolique et quelques préjugés semblent persister entre les start-up de l’économie sociale et solidaire (ESS) et leurs cousins du numérique qui, eux, séduisent au premier coup d’œil. Pourtant, les success stories de l’ESS existent et ne cessent de démontrer le potentiel stratégique de collaborations entre entrepreneurs sociaux et grands groupes. Acteurs de terrain Innovation frugale, accès à de nouveaux marchés, stratégies durables d’usage des ressources, nouveaux modes de consommation, implication des salariés et des clients sont autant de leviers que ces alliances permettent d’actionner. Une stratégie de valeur partagée qui commence...
bluenove a participé au Hacking Health Camp 2017 : nos retours !

bluenove a participé au Hacking Health Camp 2017 : nos retours !

Au pays de la santé, le patient serait-il enfin devenu roi ? C’est ce qui se dessine depuis déjà quelques années. Les solutions innovantes sont pensées avec une véritable volonté d’améliorer son parcours santé. Cela n’est pas si étonnant lorsque l’on sait que l’empathie, caractéristique intrinsèque au personnel de santé, est aussi chère à l’approche par le Design. Innover dans la santé est pourtant un véritable challenge. Premièrement , le cadre réglementaire est complexe, bien que nécessaire pour protéger les patients. Deuxièmement, le numérique demeure un sujet sensible, la faute à une première vague de logiciels peu ergonomiques qui n’ont pas su convaincre. Enfin, les systèmes de santé étant très différents d’un pays à l’autre, il est très difficile de trouver un business model scalable à l’international. L’innovation collaborative serait-elle le nouvel eldorado ? Big Pharma, industriels du secteur, assureurs, établissement de soins, personnels de santé, startups… Ce sont tous ces acteurs qui étaient réunis du 17 au 19 mars dernier pour repenser la santé au travers du Hacking Health Camp de Strasbourg. En créant des dynamiques collaboratives, il est possible d’avoir une vision systémique au service de l’ensemble des parties prenantes. Nos trois consultants qui ont participé à cet hackathon en ont l’intime conviction : la rupture sera à la croisée des chemins entre le digital, le collaboratif et une approche centrée utilisateur.   Dans ce compte rendu que nous pouvez télécharger, vous trouverez : Les tendances santé observées au Hacking Health Demain, tous designers ? Les projets qui nous ont marqués Les bonnes pratiques du hackathon * obligatoires Votre nom* Votre prénom* Votre email* Votre société* Votre fonction  ...
Communiqué de presse – Restitution du baromètre de la Relation Grands Groupes-Startup

Communiqué de presse – Restitution du baromètre de la Relation Grands Groupes-Startup

bluenove et le Village by CA présentent les résultats du baromètre 2017 de la relation start-up / grands groupes Interrogeant start-up et grands groupes sur leurs rapports respectifs, l’étude révèle que le décalage entre les deux mondes est en train de se résorber et que la bienveillance est réciproque entre jeunes pousses et grands groupes. Méthodologie : du 8 février au 15 mars 2017, bluenove, société de conseil en management de l’innovation et de logiciel en intelligence collective, a interrogé 117 start-up et 51 représentants de grands groupes. Trois principaux critères ont été identifiés pour mesurer la qualité de la relation entre une start-up et un grand groupe : la rapidité, la simplicité et la bienveillance. Ces trois critères réunis permettent notamment d’instaurer un maximum de confiance entre une start-up et un grand groupe pour une relation saine et profitable.   Le baromètre révèle une amélioration sensible des rapports entre les deux univers Alors que la prédation et le non-respect de la propriété intellectuelle font souvent partie des craintes exprimées par les start-up, le baromètre montre qu’il ne s’agit plus vraiment d’un sujet d’inquiétude : 78% des start-up interrogées trouvent que la confidentialité a été plutôt respectée ou très respectée dans le cadre de leur collaboration avec des grands groupes. Ce chiffre monte même à 91% pour les représentant de grands groupes. Les grands groupes et les start-up s’accordent aussi à dire que la bienveillance de leurs partenaires respectifs s’est améliorée par rapport à l’année dernière. Néanmoins, l’étude met en évidence des différences de perceptions qui subsistent encore.   Les grands groupes sont plutôt satisfaits d’eux-mêmes… 85% des grands groupes trouvent...

Civic Tech : une nouvelle classification

  Depuis quelques années, les technologies civiques ont explosé en France. Dans le contexte électoral que nous connaissons à l’aune du premier tour de la Présidentielle, ces acteurs tentent de sensibiliser les citoyens sur leurs droits et devoirs politiques. Pourtant, ce que nous appelons la « Civic Tech » comprend des initiatives extrêmement différentes et répondant à des enjeux très variés. Dans cet article, je propose une nouvelle typologie des technologies civiques afin de permettre aux citoyens, mais aussi aux décideurs publics, de s’y retrouver dans ce qui peut sembler être un « fourre-tout » indéchiffrable. Je vais commencer par rappeler la distinction entre Civic Tech, Gov Tech et Pol Tech, avant de proposer une nouvelle classification que me semble plus pertinente pour répondre aux réalités politiques actuelles.   Civic Tech, Gov Tech, Pol Tech : un modèle dépassé ? Une première typologie avait été présentée par de nombreux acteurs de la démocratie digitale. Aux côtés de la Civic Tech, définie comme des technologies à l’initiative de la société civile et des associations indépendantes des pouvoirs publics, se trouveraient d’une part la Gov Tech, c’est-à-dire des dispositifs de démocratie participative lancés par les pouvoirs publics eux-mêmes, d’autre part la Pol Tech, à savoir l’ensemble des outils numériques qui accompagnent les partis et mouvements politiques dans leur campagne électorale. D’après moi, ce modèle est inapproprié pour deux raisons. Le premier est qu’une grande partie des projets dits Civic Tech sont en fait lancés à l’initiative des acteurs publics. Pensons à la loi sur la République numérique initiée par la ministre du numérique Axelle Lemaire, Voxe qui propose son comparateur de...
5 questions pour décrypter les Civic Tech

5 questions pour décrypter les Civic Tech

La Civic Tech se définit comme l’ensemble des technologies qui ont pour objectif de renforcer le lien démocratique entre les citoyens et le gouvernement et d’accroître le pouvoir de la société civile sur la vie politique et l’action publique. Elles permettent de rendre le gouvernement plus accessible, efficient et efficace. Pour en parler, voici une interview de Maxime Barbier, VP Secteur Public de bluenove   Question 1 : Les Civic Tech : pour qui ? Aujourd’hui, la Civic tech ne rencontre encore que des pionniers dans les organisations publiques. Principalement parce qu’elle remet en cause des approches traditionnelles de conception des politiques publiques. La mobilisation citoyenne n’est pas aujourd’hui un réflexe pour les décideurs politiques et acteurs publics. L’objectif n’est pas d’intégrer l’ensemble des citoyens, mais de faciliter l’engagement de ceux qui veulent s’investir pour apporter leur contribution à la conception et mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit d’activer des communautés éphémères, en fonction des sujets, et de les mobiliser dans des démarches d’intelligence et d’action collective.   Question 2 : Outiller et donner du pouvoir à la société civile, impliquer les citoyens dans la vie politique et publique : une utopie ? Ce n’est pas une utopie, c’est déjà une réalité, même si cela concerne peu d’acteurs. Nous sommes dans la phase des early adopter ! Pour moi, l’avenir de la Civic Tech repose autant sur la capacité à outiller les citoyens (et aussi les acteurs économiques) pour participer autrement à la décision et à l’action publique, que sur la capacité à outiller et faire monter en compétences les ministères, collectivités et opérateurs pour changer radicalement les façons...