Communiqué de presse – Restitution du baromètre de la Relation Grands Groupes-Startup

Communiqué de presse – Restitution du baromètre de la Relation Grands Groupes-Startup

bluenove et le Village by CA présentent les résultats du baromètre 2017 de la relation start-up / grands groupes Interrogeant start-up et grands groupes sur leurs rapports respectifs, l’étude révèle que le décalage entre les deux mondes est en train de se résorber et que la bienveillance est réciproque entre jeunes pousses et grands groupes. Méthodologie : du 8 février au 15 mars 2017, bluenove, société de conseil en management de l’innovation et de logiciel en intelligence collective, a interrogé 117 start-up et 51 représentants de grands groupes. Trois principaux critères ont été identifiés pour mesurer la qualité de la relation entre une start-up et un grand groupe : la rapidité, la simplicité et la bienveillance. Ces trois critères réunis permettent notamment d’instaurer un maximum de confiance entre une start-up et un grand groupe pour une relation saine et profitable.   Le baromètre révèle une amélioration sensible des rapports entre les deux univers Alors que la prédation et le non-respect de la propriété intellectuelle font souvent partie des craintes exprimées par les start-up, le baromètre montre qu’il ne s’agit plus vraiment d’un sujet d’inquiétude : 78% des start-up interrogées trouvent que la confidentialité a été plutôt respectée ou très respectée dans le cadre de leur collaboration avec des grands groupes. Ce chiffre monte même à 91% pour les représentant de grands groupes. Les grands groupes et les start-up s’accordent aussi à dire que la bienveillance de leurs partenaires respectifs s’est améliorée par rapport à l’année dernière. Néanmoins, l’étude met en évidence des différences de perceptions qui subsistent encore.   Les grands groupes sont plutôt satisfaits d’eux-mêmes… 85% des grands groupes trouvent...
Civic Tech : une nouvelle classification

Civic Tech : une nouvelle classification

  Depuis quelques années, les technologies civiques ont explosé en France. Dans le contexte électoral que nous connaissons à l’aune du premier tour de la Présidentielle, ces acteurs tentent de sensibiliser les citoyens sur leurs droits et devoirs politiques. Pourtant, ce que nous appelons la « Civic Tech » comprend des initiatives extrêmement différentes et répondant à des enjeux très variés. Dans cet article, je propose une nouvelle typologie des technologies civiques afin de permettre aux citoyens, mais aussi aux décideurs publics, de s’y retrouver dans ce qui peut sembler être un « fourre-tout » indéchiffrable. Je vais commencer par rappeler la distinction entre Civic Tech, Gov Tech et Pol Tech, avant de proposer une nouvelle classification que me semble plus pertinente pour répondre aux réalités politiques actuelles.   Civic Tech, Gov Tech, Pol Tech : un modèle dépassé ? Une première typologie avait été présentée par de nombreux acteurs de la démocratie digitale. Aux côtés de la Civic Tech, définie comme des technologies à l’initiative de la société civile et des associations indépendantes des pouvoirs publics, se trouveraient d’une part la Gov Tech, c’est-à-dire des dispositifs de démocratie participative lancés par les pouvoirs publics eux-mêmes, d’autre part la Pol Tech, à savoir l’ensemble des outils numériques qui accompagnent les partis et mouvements politiques dans leur campagne électorale. D’après moi, ce modèle est inapproprié pour deux raisons. Le premier est qu’une grande partie des projets dits Civic Tech sont en fait lancés à l’initiative des acteurs publics. Pensons à la loi sur la République numérique initiée par la ministre du numérique Axelle Lemaire, Voxe qui propose son comparateur de...
5 questions pour décrypter les Civic Tech

5 questions pour décrypter les Civic Tech

La Civic Tech se définit comme l’ensemble des technologies qui ont pour objectif de renforcer le lien démocratique entre les citoyens et le gouvernement et d’accroître le pouvoir de la société civile sur la vie politique et l’action publique. Elles permettent de rendre le gouvernement plus accessible, efficient et efficace. Pour en parler, voici une interview de Maxime Barbier, VP Secteur Public de bluenove   Question 1 : Les Civic Tech : pour qui ? Aujourd’hui, la Civic tech ne rencontre encore que des pionniers dans les organisations publiques. Principalement parce qu’elle remet en cause des approches traditionnelles de conception des politiques publiques. La mobilisation citoyenne n’est pas aujourd’hui un réflexe pour les décideurs politiques et acteurs publics. L’objectif n’est pas d’intégrer l’ensemble des citoyens, mais de faciliter l’engagement de ceux qui veulent s’investir pour apporter leur contribution à la conception et mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit d’activer des communautés éphémères, en fonction des sujets, et de les mobiliser dans des démarches d’intelligence et d’action collective.   Question 2 : Outiller et donner du pouvoir à la société civile, impliquer les citoyens dans la vie politique et publique : une utopie ? Ce n’est pas une utopie, c’est déjà une réalité, même si cela concerne peu d’acteurs. Nous sommes dans la phase des early adopter ! Pour moi, l’avenir de la Civic Tech repose autant sur la capacité à outiller les citoyens (et aussi les acteurs économiques) pour participer autrement à la décision et à l’action publique, que sur la capacité à outiller et faire monter en compétences les ministères, collectivités et opérateurs pour changer radicalement les façons...
Création et intelligence artificielle : quel modèle pour imiter l’humain ?

Création et intelligence artificielle : quel modèle pour imiter l’humain ?

« À l’origine de la vie, il s’est créé une sorte de boucle, une sorte de machinerie naturelle qui revient sur elle-même et qui produit des éléments toujours plus divers qui vont créer un être complexe qui sera vivant. Le monde lui-même s’est autoproduit de façon très mystérieuse. La connaissance doit avoir aujourd’hui des instruments, des concepts fondamentaux qui permettront de relier. » Edgar Morin, 1995. Lorsque je suis sorti d’école de design, j’avais appris à « être créatif », mais je ne savais pas réellement expliquer pourquoi. Intuitivement, je comprenais comment stimuler cette faculté, mais des zones de flou persistaient quand il fallait verbaliser de manière précise l’ensemble des causes et dimensions à l’œuvre. En investiguant la littérature scientifique en psychologie, en gestion et au sein des sciences de l’ingénieur, même constats des chercheurs : zones de flou restantes, manque de convergence dans les approches, et difficultés à généraliser les résultats expérimentaux. Malgré plus d’un siècle de recherches (les premiers travaux remontent aux alentours de 1900), on admettait avoir toujours du mal à expliciter précisément un processus pourtant fondamental de la vie humaine. C’est dans ce contexte que j’ai entrepris des travaux de recherche entre 2012 et 2015, avant tout par motivation personnelle au départ, pour mieux comprendre mon propre fonctionnement en tant que designer. Mon angle d’attaque fut celui de l’approche systémique : rassembler tous les savoirs quel que soit les « chapelles » et disciplines, et tenter de les relier au sein d’un modèle complexe mais exhaustif. Un véritable pari, tant cette approche est, encore aujourd’hui, trop peu utilisée malgré sa puissance pour traiter la complexité. Cet article présente les résultats condensés de mes...
Comment la transformation digitale impacte la santé ?

Comment la transformation digitale impacte la santé ?

La transformation digitale, on l’entend partout : elle révolutionne les usages, ubérise des acteurs que l’on croyait indéfectibles en quelques années, invente des nouveaux modèles économiques… Mais le concept recouvre plusieurs facettes et modalités différentes. Le Hacking Health Camp, hackathon dédié à l’e-santé se tient dans quelques semaines à Strasbourg : l’occasion de lire la transformation numérique sur le cas du secteur de la santé.   Les innovations technologiques La transformation numérique a commencé par modifier radicalement la communication et la circulation de l’information : dématérialisation, utilisation massive des ordinateurs, d’internet etc. simplifiant et allégeant nos modes de travail. Les innovations techniques et numériques continuent de se développer, et vont désormais bien au-delà des fonctions support. Les technologies de pointes entrent de plus en plus dans nos vies quotidiennes : démocratisation de la réalité virtuelle, imprimantes 3D, objets connectés etc. et les usages de ces produits issus de la tech s’imposent dans tous les secteurs et deviennent de nouveaux concurrents. Dans la santé : Des technologies viennent apporter de nouvelles solutions de soins et de traitement pour les patients, avec plusieurs bénéfices : Moins contraignantes grâce à la télémédecine : les conseils ou les réponses personnalisées se développent de plus en plus. Les outils proposent des réponses à une inquiétude par chat ou vidéo (https://www.mesdocteurs.com/), à des petites cabines spécialisées avec des objets connectés pour du dépistage, de la prévention et du suivi de patients (http://h-4-d.com/) permettant de mieux couvrir les territoires. Moins chères : les imprimantes 3D permettent de fabriquer des prothèses à moindre coût (entre 50 et 100€ contre 50 000- 70 000€ pour des prothèses de pointe)[1]. Plus simples pour le patient : les casques...
Gamifier pour mieux régner : la gamification comme levier de la créativité des organisations

Gamifier pour mieux régner : la gamification comme levier de la créativité des organisations

Créer de l’engagement par la génération d’émotions positives, telle est la promesse d’une expérience gamifiée. Ce n’est pourtant pas sa seule proposition de valeur.  De plus en plus, la gamification apparaît comme un moteur dans la libération du potentiel créatif des collaborateurs et des organisations. Dans mon article précédent, j’illustrais à quel point la gamification peut devenir l’un des leviers majeurs de l’engagement des collaborateurs pour les organisations. Cela se traduit par une réduction du turn-over, une hausse de la satisfaction des collaborateurs et une implication d’autant plus forte envers son employeur et son métier. Le renforcement de l’engagement est loin d’être sa seule vertu : la gamification est, en fait, un véritable catalyseur d’innovation pour les organisations. Elle permet la coexistence de logiques de compétition et de coopération qui correspondent aux besoins de l’entreprise créative et innovante. Coopération et compétition : les leviers de la capacité créative d’une organisation ?   Aujourd’hui, l’innovation est souvent décrite comme collaborative : « casser les silos », « renforcer la collaboration dans le groupe », « améliorer la communication entre les équipes » sont devenus des objectifs concrets fixés par les clients de bluenove sur leurs problématiques d’innovation. Associer la coopération et l’innovation semble en effet légitime dans la mesure où la mise en relation de personnes aux expertises différentes montre des résultats très positifs dans la capacité d’un groupe à produire des idées innovantes. La coopération entretient une relation positive avec la créativité (Kratzer, Leenders, & Engelen, 2004). Paradoxalement, la compétition entretient aussi une relation étroite avec l’innovation. En économie, la conception libérale d’Adam Smith prône clairement une production de richesse et d’innovation grâce à un fort degré de compétition...